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Renaud Bret-Vitoz, « D’Otway à Voltaire, ou la tragédie sauvée par le héros plébéien »

mercredi 28 janvier 2015, par Myrtille Méricam

Revue Voltaire, 15 (2015), p. 235-249.

Renaud Bret-Vitoz, « D’Otway à Voltaire, ou la tragédie sauvée par le héros plébéien »

C’est en découvrant les spectacles de Londres que Voltaire est pour la première fois saisi par cette terreur antique que ses lectures de Sophocle ne lui avaient révélée qu’imparfaitement. À son retour en France, son propre théâtre est hanté par le double souci du spectacle et de personnages aux mœurs plus variées et plus familières. Il en trouve un parfait exemple chez Thomas Otway, dont il a vu joué Venice preserved en 1727. À la fin des années 1740 une polémique avec Crébillon père est l’occasion pour Voltaire de s’en inspirer directement pour écrire Catilina ou Rome sauvée (1749). Sa nouvelle tragédie, qui est aussi un satire politique, offre le tableau de mœurs le plus large et le plus caractérisé de son théâtre, avec, pour effet, une relecture héroïsée et à portée sociale de la figure romaine du plébéien. La pièce, jouée en 1752, est placée par son auteur au-dessus de toutes ses autres pièces sérieuses, et sera reprise pendant la Révolution.

 
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