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Véronique Le Ru, « Des Lettres philosophiques aux Éléments de la philosophie de Newton ou comment devient-on newtonien ? »

jeudi 28 mars 2013, par Myrtille Méricam

Revue Voltaire, 13 (2013), p. 159-166.

Véronique Le Ru, « Des Lettres philosophiques aux Éléments de la philosophie de Newton ou comment devient-on newtonien ? »

Le propos de l’article est de montrer qu’apparemment rien ne prédisposait Voltaire en 1733 à réfléchir sur les sciences et à devenir newtonien. Rien et pourtant tout : le cœur et ses raisons, et surtout le goût de Voltaire pour la philosophie qui signifie pour lui la recherche de la vérité, recherche qui peut se muer en défense voire en combat pour la vérité. En 1733, il rencontre Gabrielle Émilie de Breteuil, la marquise du Châtelet. Il fréquente avec elle le très petit cercle des newtoniens en France : Maupertuis, Clairaut et La Condamine. Et il découvre, grâce à ses nouveaux amis, une nouvelle représentation du monde fondée non sur l’esprit de système et les hypothèses mais sur le calcul et les faits. La théorie newtonienne de l’attraction se distingue ainsi, aux yeux de Voltaire, de tous les romans de la nature écrits par les faiseurs de système comme Descartes, Malebranche et Leibniz. Non seulement Voltaire se met à étudier assidument les Principia mathematica philosophiae naturalis de Newton parus en 1687, que la Marquise se donnera pour tâche de traduire en français, mais il s’instruit de tous les débats scientifiques passés et contemporains sur le système du monde. Voltaire devient un des premiers historiens des sciences en même temps qu’un remarquable passeur de savoir.

 
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