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Kees van Strien, “Voltaire and the Calas affair as reported in Holland, 1762-67.”

vendredi 8 octobre 2010, par Admin

Revue Voltaire 10 (2010), pp.221-44.
Kees van Strien, “Voltaire and the Calas affair as reported in Holland, 1762-67.”

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From April 1762 to December 1766 the Calas affair was a regular feature in periodical publications appearing in Holland. After the first reports on Jean Calas being broken upon a wheel in Toulouse, newspapers informed their readers about the subsequent legal proceedings and about the raising of the necessary funds. In March 1765, exactly three years after the event, there were moving accounts of the judgement delivered by the Chambre des requêtes in Paris : Marc-Antoine Calas had hanged himself and his father Jean and the other members of the family had been unjustly persecuted.
It was also through the newspapers and the literary journals that the public learned about Voltaire’s involvement in the affair. In October 1762 his letter to d’Alembert (D10394) appeared in The Hague in the Bibliothèque des sciences et des beaux-arts and the newspapers carried advertisements for pamphlets concerning Calas, some of them by Voltaire. In June 1763 it was reported that it was principally through Voltaire’s efforts that a revision of the original trial had been obtained, and a year later the judgement of the Parlement de Toulouse was quashed. Reporting this, the Mercure historique et politique referred to Voltaire’s Traité sur la tolérance. According to the Bibliothèque des sciences et des beaux-arts its first chapter, Histoire abrégée de la mort de Jean Calas, was “un précis supérieurement fait de cette funeste histoire”. A Dutch translation of the Traité appeared in September 1764 and was reprinted in October. Reviewers acknowledged its usefulness in the Calas affair, but regretted Voltaire’s flippant comments on the Old Testament and revealed religion. In January 1765 the book was banned by the States of Friesland.
The judgement of the Chambre des requêtes prompted a new spate of publications, among them Voltaire’s letter to Damilaville (D12425), which also appeared in translation. In the autumn of 1765 there were long advertisements for an engraving representing the Calas family in prison prior to the recent verdict. The pictures were available in June 1766. Now the public were finally able to see the persons they had come to know so intimately through their reading. Even more emotional prints, those of the Calas family finding their son and their subsequent arrest, appeared with a play entitled De dood van Calas [The death of Calas], which in May 1767 was staged in The Hague.

Revue Voltaire, 10 (2010), p. 221-244.
[Kees van Strien, « Voltaire et la réception hollandaise de l’affaire Calas, 1762-1767. »]

Entre avril 1762 et décembre 1766, l’affaire Calas a fait l’objet d’une couverture médiatique régulière dans les périodiques publiés en Hollande. Après avoir annoncé la mort de Jean Calas sur la roue à Toulouse, les journaux informent leurs lecteurs des suites de la procédure judiciaire et de la collecte de fonds qu’elle rend nécessaire. En mars 1765, précisément trois ans après l’événement, paraissent des comptes rendus émouvants du jugement rendu par la Chambre des requêtes de Paris : Marc-Antoine Calas s’est pendu ; son père Jean et d’autres membres de sa famille ont été injustement poursuivis.
C’est également par les journaux et les périodiques littéraires que le public a pris connaissance de l’engagement de Voltaire dans cette affaire. En octobre 1762, sa lettre à D’Alembert (D10394) est publiée à La Haye dans la Bibliothèque des sciences et des beaux-arts, et les journaux annoncent la publication de brochures au sujet de Calas, certaines d’entre elles émanant de Voltaire. En juin 1763, on signale que c’est principalement grâce aux démarches entreprises par Voltaire qu’une révision du procès a pu être obtenue, et que, un an plus tard, le jugement du parlement de Toulouse a été cassé. Lorsqu’il se fait l’écho de ces nouvelles, le Mercure historique et politique mentionne le Traité sur la tolérance de Voltaire. Selon les termes de la Bibliothèque des sciences et des beaux-arts, le premier chapitre, intitulé « Histoire abrégée de la mort de Jean Calas », est un « précis supérieurement fait de cette funeste histoire ». Une traduction hollandaise du Traité est publiée en septembre 1764, et rééditée en octobre. Tout en saluant l’utilité de ce texte dans l’affaire Calas, les critiques déplorent la présence de commentaires désinvoltes de Voltaire sur l’Ancien Testament et la religion révélée. En janvier 1765, l’ouvrage fait l’objet d’une interdiction de la part des États du Friesland.
Le jugement rendu par la Chambre des requêtes entraîne une nouvelle vague de publications, parmi lesquelles celle de la lettre de Voltaire à Damilaville (D12425), suivie de sa traduction. Au cours de l’automne 1765, les journaux se font l’écho d’un projet de publication d’une estampe représentant la famille Calas en prison avant le verdict récemment prononcé. La gravure est disponible en juin 1766. Le public pouvait enfin avoir sous les yeux l’image des personnes dont ils avaient fait la connaissance en lisant les journaux. Sont par la suite publiées d’autres gravures, plus pathétiques encore, qui montrent la famille Calas découvrant leur fils et l’arrestation qui s’ensuit. En outre, une pièce de théâtre, intitulée De dood van Calas [La Mort de Calas] est représentée à La Haye en mai 1767.

Traduction : Olivier Ferret

 
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