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Nicholas Cronk, “Voltaire’s marginalia : who is the intended readership ?”

jeudi 7 octobre 2010, par Admin

Revue Voltaire 7 (2007), pp.137-53.
Nicholas Cronk, “Voltaire’s marginalia : who is the intended readership ?”

In the recent revival of interest in marginalia as a literary genre (for example in the area of English Romanticism), it is generally assumed that an author’s marginal writings give us access to his or her innermost thoughts. Is this true in the case of Voltaire ? A particular problem is presented by Voltaire’s annotations of three works, D’Holbach’s Le Christianisme dévoilé (1756 [1761]), D’Holbach’s Le Bon Sens (1774), and Le Vrai Sens du Système de la nature (1774), all of them ‘seminal’ works for the way in which they provide a pretext for the ageing Voltaire to reiterate his refutation of atheism. In each of these cases, Voltaire annotates the same text twice, in the same edition ; and in each case, one of the two examples has remained in his library in St Petersburg, while the other appears to have existed outside the library from an early date. The only obvious explanation for these ‘duplicate’ editions would seem to be that Voltaire on occasion ‘manufactured’ an annotated edition which he presented as a gift to friends. Voltaire’s marginalia, at least in some cases, seem therefore to have been written with a view to ‘publication’ by circulation.

Revue Voltaire, 7 (2007), p. 137-153.
[Nicholas Cronk, « Les marginalia de Voltaire et leur lectorat cible. »]

Dans le cadre du récent regain d’intérêt pour les marginalia en tant que genre littéraire (notamment dans le domaine du romantisme anglais), la tendance est souvent de considérer que les notes marginales d’un auteur nous donnent accès à ses pensées les plus secrètes. En dira-t-on autant dans le cas de Voltaire ? Les marginalia de Voltaire sur trois ouvrages, Le Christianisme dévoilé (1756 [1761]) et Le Bon Sens (1774), tous deux de D’Holbach, ainsi que Le Vrai Sens du Système de la nature d’Helvétius (1774), soulèvent un problème spécifique : tous fournissent l’occasion à un Voltaire vieillissant de reprendre sa réfutation de l’athéisme. Dans chacun de ces cas, Voltaire annote deux fois le même texte, dans la même édition ; l’un des exemplaires a été conservé dans sa bibliothèque à Saint-Pétersbourg alors que l’autre s’est retrouvé très tôt en dehors de sa bibliothèque. La seule solution évidente pour expliquer l’existence de ces doublons semble être que Voltaire aurait à l’occasion fabriqué des éditions annotées pour les offrir en cadeau à des amis. Certains au moins des marginalia de Voltaire semblent ainsi avoir été rédigés dans le dessein d’être rendus publics en faisant l’objet d’une diffusion.

Traduction : Olivier Ferret

 
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